Catulli Carmina

"Odi et amo" (Début du distique de Catulle)

« Grâce au succès des "Carmina Burana", plusieurs théâtres m’ont incité à adjoindre une seconde œuvre, car sa courte durée ne suffisait pas à programmer une soirée entière.

En 1941, après avoir tenté de nombreux projets, il me vint à l’idée de me plonger à nouveau dans l’œuvre passionnante de Catulle tombée dans l’oubli. »[1]

   

(Carl Orff 1942)
(Scénographie, dessin d’Helmut Jürgens, Prinzregententheater Munich 1959) Photo : Rudolf Betz (Deutsches Theatermuseum, Munich)
(Photo de scène, Württembergisches Staatstheater Stuttgart 1952 ; Catulle : Robert Mayer, Lesbie : Otti Tenzel)

 

A l’occasion de la première représentation de "Catulli Carmina" à Leipzig, K.H. Ruppel fait cette remarque :
« On retrouve ici la même vitalité débordante que dans les "Carmina Burana" qui s’oppose au pouvoir impitoyable du destin à l’aide d’un « malgré tout » intact et rétif. La parenté des deux œuvres réside dans le fait qu’elles partagent la même approche de l’existence qui traverse les deux compositions. [...]   
Du point de vue de la composition, il faut noter l’audace et l’aplomb de combinaisons novatrices ; la juxtaposition de chants accompagnés et non accompagnés, de chœurs et de solos, de parties vocales strictement composées et d’autres librement déclamées ; le pouvoir fascinant des thèmes rythmiques, la pureté du son produit par un orchestre composé de quatre pianos, quatre timbales, et quelques vingt instruments à percussion oscillant avec des hauteurs de sons définies et indéfinies. »[2]

______________________________________

[1] CO-Dok IV,91; [2] CO-Dok IV,144
Photos: Inge Mantler, OZM; 2 Rudolf Betz (Deutches Theatermuseum); Madeline Winkler-Betzendahl (Deutsches Theatermuseum Munich)
Audio: Wolfgang Schäfer - WER 6275-2

AUDIO:
Odi et amo

Première

Argument