Die Bernauerin – Ein bairisches Stück (1947)

« Désormais, cette langue riche, jusqu’alors accessible à un nombre restreint de locuteurs, s’adresse à chaque Bavarois et Allemand. » (J. Andreas Schmeller "Bayerisches Wörteruch")[1]

En février 1942, Richard Strauss invite Carl Orff à se pencher sur « la poésie populaire de la Bavière et de la Carinthie ». La décision de Carl Orff de confier à sa fille, Godela, le rôle titre de la tragédie de Friedrich Hebbel "Agnes Bernauer" constitue le terreau à l’élaboration de "Die Bernauerin" qu’il entrevoit comme « une pièce bavaroise, un festival pour Munich ». Pour la première fois, il fait le choix d’un dialecte, le vieux bavarois, qu’il rend accessible comme procédé scénique en s’appuyant sur le "Bayerisches Wörterbuch" (1832-1837) d’Andreas Schmeller.

"Die Bernauerin" est un modèle autonome du théâtre musical de Carl Orff, dont l’alternance constante entre langue et musique constitue le principe dramaturgique. Le poème n’est ni composé selon le style lyrique, ni accompagné de musique, ainsi il ne s’agit ni d’un opéra, ni d’un mélodrame.[2]

 

(Die Bernauerin, Anonyme)
(Godela Orff dans le rôle de la Bernauerin, première, Stuttgart 1947)
(Scène des sorcières,, München 1947)

« Dans cette œuvre, l’union de la musique et de la langue se manifeste à la fois simultanément et alternativement. Cela permet à la parole de se libérer de la musique, et à la musique de s’affranchir de la parole en reproduisant le sens et la sonorité des mots avec ses propres moyens. »«[3]

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[1] CO-Dok VI,9; [2] Werner Thomas in: Pipers Enzyklopädie des Musiktheaters, Band 4, München 1991, S.581 ff.; [3] CO-Dok VI,19
Photos.: 1 OZM; 2 Weizsäcker; 3 Rudolf Betz
Audio: Kurt Eichhorn Orf C 255 912

AUDIO:
Intrade

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Dein elender Tod

Première

Argument